Cure d’incontinence urinaire

 

QU’EST-CE QU’UNE CURE D’INCONTINENCE URINAIRE ?

Une cure chirurgicale d’incontinence urinaire est un geste chirurgical visant à traiter l’incontinence urinaire. L’incontinence urinaire est un symptôme assez fréquent. Le traitement fait en général appel à de la rééducation périnéale dans un premier temps mais peut relever de la chirurgie si cela s’avère inefficace ou insuffisant. Il est parfois utile de faire précéder le geste d’un bilan uro-dynamique, pour préciser la nature de l’incontinence urinaire: toutes les incontinences ne relèvent pas de la chirurgie!

 

COMMENT SE PASSE L’OPÉRATION ?

L’intervention se déroule en général sous anesthésie générale. Elle peut se réaliser de plusieurs manières:

1. Par voie haute
Dans ce cas, l’intervention est réalisée par une ouverture de la paroi abdominale, généralement horizontale au dessus du pubis.

2. Par voie vaginale (ou par voie basse)
L’intervention se déroule alors par les voies naturelles.

4. Cure d’incontinence par coelioscopie
Les mêmes gestes opératoires sont réalisés que par voie haute sous coelioscopie.

 

EXISTE-T-IL DES RISQUES OU INCONVÉNIENTS ?

La cure d’incontinence urinaire est une intervention courante et bien réglée dont le déroulement est simple dans la majorité des cas.

En cours d’opération, la voie d’abord peut être modifiée selon les constatations faites au cours de l’intervention. Une ouverture de l’abdomen peut parfois s’avérer nécessaire alors que l’intervention était prévue par voie basse ou par coelioscopie. Des lésions de la vessie, des voies urinaires ou d’organes de voisinage peuvent se produire de manière exceptionnelle: blessure intestinale ou des vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique. Dans le cas exceptionnel d’hémorragie pouvant menacer la vie de la patiente, une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut être rendue nécessaire.

Dans les suites de l’intervention, les premières 24 heures sont souvent douloureuses et nécessitent des traitements antalgiques puissants. Après l’ablation de la sonde urinaire, des difficultés à uriner peuvent être rencontrées pendant quelques jours et peuvent parfois justifier un traitement médicamenteux, éventuellement de remettre en place une sonde urinaire, voire de prolonger la durée prévue d’hospitalisation. Parfois, un hématome ou une infection (abcès) de la cicatrice peuvent survenir, nécessitant le plus souvent de simples soins locaux. Il n’est pas rare qu’une infection urinaire survienne, généralement sans gravité après une cure de prolapsus. Un traitement anticoagulant peut être prescrit pendant la période de l’hospitalisation afin de réduire le risque de phlébite (formation d’un caillot dans une veine des jambes) ou d’une embolie pulmonaire. Exceptionnellement, une hémorragie ou une infection sévère peuvent survenir dans les jours suivant l’opération et nécessiter une réintervention. Comme toute chirurgie, cette intervention peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou de séquelles graves.

À distance de l’intervention, il existe une possibilité d’amélioration incomplète voire d’échec de la cure d’incontinence d’urines. Il peut parfois survenir une récidive d’incontinence urinaire plusieurs mois ou années après une intervention réussie.

Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant l’opération. Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez.

 

 

Cette page d’information ne peut sans doute pas répondre à toutes vos interrogations. Dans tous les cas, n’hésitez pas à poser au Docteur ARDIET toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. Fiche d’information rédigée à partir de celle proposée par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) rédigée en 1999 et révisée en 2009. Au cours de la consultation, la fiche ORIGINALE du CNGOF est remise à la patiente.