Déclenchement du travail sans indication médicale

Vous souhaitez — ou le Docteur ARDIET vous a proposé — que votre accouchement soit déclenché artificiellement. La présente feuille a pour but de renforcer les informations qui vous ont été apportées oralement par le médecin ou la sage-femme afin de vous expliquer les principes, les avantages et les inconvénients potentiels du déclenchement qui vous a été proposé.

 

QU’EST-CE QU’UN DÉCLENCHEMENT ?

Le déclenchement consiste à provoquer des contractions de l’utérus pour faire démarrer le travail (c’est-à-dire le processus qui aboutit à l’accouchement). Lorsqu’il n’y a pas de raison médicale pour provoquer l’accouchement, on appelle cela (selon les équipes) un déclenchement “de convenance” ou “de principe” ou encore un “accouchement programmé“.

Cette technique présente des avantages pour l’organisation des familles (présence du père, garde des enfants, transport sans précipitation à la maternité). Par contre, il n’existe pas à ce jour de bénéfice médical démontré. La décision définitive sera prise par un gynécologue-obstétricien ou par une sage-femme.

 

COMMENT SE PASSE UN DÉCLENCHEMENT ?

Les conditions nécessaires pour réaliser un déclenchement sont : une grossesse d’au moins 39 semaines d’aménorrhée (environ 8 mois et demi) et un col de l’utérus favorable (col ramolli et déjà un peu ouvert). Lorsque ces conditions sont réunies, l’évolution du travail (durée, douleur, anesthésie péridurale, éventualité d’une césarienne, état de l’enfant à la naissance) n’est pas différente de celle d’un accouchement qui se déclenche spontanément.

 

EN PRATIQUE

  • Vous serez admise à la maternité en général le matin même du déclenchement. L’équipe vous indiquera le moment à partir duquel il vous faudra être à jeun. Il est parfois nécessaire de vérifier par téléphone la disponibilité de la salle de travail avant de vous déplacer.
  • La méthode de déclenchement la plus répandue comporte une perfusion d’ocytocine (le Syntocinon®), produit qui provoque des contractions, associée à une rupture artificielle de la poche des eaux. Certaines équipes utilisent dans cette situation des prostaglandines par voie vaginale. La technique utilisée vous sera expliquée.

 

 

Cette feuille d’information ne peut sans doute pas répondre à toutes vos interrogations. Dans tous les cas, n’hésitez pas à poser au Docteur ARDIET toutes les questions que vous souhaitez. Fiche d’information adaptée de celle proposée par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) rédigée en 1999 et révisée en 2009. Au cours de la consultation, la fiche ORIGINALE du CNGOF est remise à la patiente.